Sous certaines conditions, les personnes qui reviennent en Croatie peuvent bénéficier d’une réduction intégrale de la part de l’impôt annuel correspondant aux revenus d’une activité salariée. La mesure ne concerne pas tous les revenus, et 474 remboursements ne constituent pas un taux de participation fiable.
La réduction porte sur une partie déterminée de l’impôt
Depuis 2025, la loi croate relative à l’impôt sur le revenu prévoit, pour les personnes de retour au pays qui remplissent les conditions, une réduction de 100 % de la part de l’impôt annuel imputable aux revenus d’une activité salariée. La période est de cinq ans.
Cette formulation n’équivaut pas à une exonération fiscale générale. La disposition ne supprime pas globalement les impôts sur d’autres catégories de revenus, les cotisations sociales, la TVA ou les autres prélèvements.
Des conditions précises s’appliquent aux citoyens croates
Le texte légal vise les personnes de nationalité croate qui ont leur domicile et leur résidence en Croatie et qui, d’après les données déclaratives, ont vécu sans interruption à l’étranger pendant au moins deux ans. Une personne simplement détachée à l’étranger par un employeur croate est en principe exclue.
Des règles particulières existent également pour les émigrés croates, leurs descendants et les membres de leur famille disposant du statut de séjour correspondant. Le régime applicable dépend de la nationalité, du droit de séjour et du parcours personnel.
La période de cinq ans commence selon l’année civile
Selon la loi, la période court à partir du 1er janvier de l’année au cours de laquelle les conditions sont remplies. Cela peut être important lorsque le retour, l’enregistrement du domicile et le début de l’emploi ne coïncident pas.
Le calcul individuel relève de l’administration fiscale ou d’un conseil professionnel compétent. Un calculateur général en ligne qui ignore les données déclaratives et les catégories de revenus ne peut pas anticiper le résultat de manière fiable.
16 843 personnes revenues ne signifient pas 16 843 bénéficiaires potentiels
L’Institut croate de statistique a recensé 16 843 citoyens croates ayant immigré en 2025. Ce chiffre migratoire n’indique pas combien remplissent toutes les conditions fiscales, exercent un emploi salarié en Croatie ou paient effectivement l’impôt sur le revenu.
Il ne faut donc pas le diviser directement par le nombre de réductions versées. Comparer ainsi deux groupes définis différemment produirait un taux de réussite trompeur.
Pourquoi les 474 dossiers traités en disent encore peu sur la portée de la mesure
Dans une analyse publiée, l’administration fiscale a identifié 10 810 personnes ayant le statut de retour au pays. Parmi elles, 2 607 avaient perçu en 2025 des revenus d’une activité salariée ; au moment du bilan, des remboursements ou réductions avaient été traités pour 474 personnes. La procédure était encore en cours.
Les 8 203 autres personnes sans revenu salarié correspondant sont restées dans le système pour les années suivantes. Cela ne signifie automatiquement ni chômage ni rejet : une activité indépendante, des études, la retraite ou un début d’emploi ultérieur sont des explications possibles, mais non établies individuellement.
Les justificatifs importants en pratique
Les données relatives au domicile et au séjour, la nationalité croate ou le statut de séjour, la durée passée à l’étranger et la nature de la relation de travail déterminent l’examen. Dans certains cas particuliers, la loi permet aussi d’apporter la preuve au moyen de la procédure prévue à cet effet.
Toute personne qui revient devrait conserver de manière ordonnée ses déclarations de départ et d’arrivée, ses contrats de travail et ses justificatifs de séjour à l’étranger. Il est plus facile de clarifier les pièces manquantes avant la clôture de l’année qu’après un calcul inattendu.
Ce que cet article ne peut pas remplacer
Les travailleurs frontaliers, les salariés détachés, les personnes ayant plusieurs domiciles ou des revenus mixtes peuvent se trouver dans une situation plus complexe. Les conventions contre la double imposition et la sécurité sociale constituent également des questions distinctes.
Golden Beach explique donc la structure de la règle, mais ne calcule aucun droit individuel. L’administration fiscale croate et, le cas échéant, un conseiller compétent statuent de manière contraignante à partir de chaque situation particulière.
État des faits
Sources et date
Les sources étayent les faits. Les conseils et indications de planification relèvent de l’analyse éditoriale de Golden Beach.
- Zakon o izmjenama i dopunama Zakona o porezu na dohodakNarodne novine · NN 152/2024 · en vigueur depuis le 1er janvier 2025, état du droit vérifié le 28 août 2026article 46, paragraphes 3 à 6 : personnes concernées, séjour de deux ans à l’étranger, revenus salariés admissibles et période de cinq ans
- Oslobođenje od poreza na dohodak na pet godina – nova mjera za povratnikeMinistère croate des Affaires étrangères · vérifié le 28 août 2026résumé officiel de la mesure destinée aux personnes de retour au pays et de son groupe cible
- Migracija stanovništva Republike Hrvatske u 2025.Institut croate de statistique DZS · 2026, vérifié le 28 août 202616 843 citoyens croates immigrés et 13 138 émigrés en 2025
- Vratilo se 16.843 Hrvata, povrat poreza dobilo njih samo 474Večernji list · 28 août 2026, vérifié le 28 août 2026chiffres de traitement communiqués par l’administration fiscale : 10 810, 2 607, 474 et 8 203 ; source journalistique secondaire, non utilisée pour l’interprétation juridique